Enfermés dehors Réalisé par Albert Dupontel (Avant-première)

Enfermés dehors Réalisé par Albert Dupontel (Avant-première)
L'histoire :

Un SDF trouve un uniforme de flic et le met pour manger dans les cantines de police...

Avis :

Mardi 7 mars, 18h30, j'apprends qu'à 20h, à l'Ugc de Bordeaux, Albert Dupontel présente son nouveau film en avant-première, « Enfermés dehors » (sorti le 5 avril sur les écrans). 19h, contre monts et marées, arrivée transpirante à l'Ugc après une course de 20 minutes sous une pluie battante. Après 10 bonnes minutes de fil d'attente, gros coup de pression, il n'y a pas assez de places pour tout ce petit monde ! Fuck ! Heureusement, tout a été prévu et on nous transfère dans la grande salle, je serai donc présent ! Un pur fan comme moi, ne pouvez pas rater ce rendez-vous. Tout commence bien, avec une petite surprise de dernières minutes, les musiciens de « Noir Désir » qui ont signé la bande originale sont présents. A part ça, que dire sur ce nouveau film? Hommage cartoon et bordélique au muet de Chaplin et Keaton, « Enfermés dehors » tombe quelquefois dans l'excès sans pour autant nous dégoûter. L'humour est certes touffu mais il fonctionne plutôt bien dans l'ensemble grâce avant tout à des dialogues bien calibrés et des comédiens finement dirigés qui se lâchent (Dupontel toujours nickel, sans oublier les seconds rôles, tous plus excellents les uns que les autres, et en particulier Yolande Moreau). Le style du réalisateur est quand à lui, reconnaissable au premier coup d'½il. On retrouve d'ailleurs les lignes directrices de « Bernie » pour la réalisation et l'humour crade et cynique. Dupontel comme à son habitude puise son récit dans une satyre sans trop s'enfoncer dans la critique sociale mais plutôt vers une observation de notre société. Un film original et agréable délivrant de nombreuses surprises, qui même s'il est loin du sans fautes mérite qu'on s'y intéresse. Sinon pour la petite histoire, Albert Dupontel a été comme à son habitude, marrant, abordable, et intéressant.

# Posté le mardi 14 mars 2006 09:55

Modifié le mardi 14 mars 2006 10:28

Blade runner réalisé par Ridley Scott

Blade runner réalisé par Ridley Scott
L'histoire :

An 2019: Los Angeles, ville decadente, emploie des humanoides dont la duree de vie est tres breve. Revoltes contre ce triste destin, quatre "repliquants" s'enfuient, poursuivis par un blade-runner, un tueur de repliquants.

Avis :

« Blade runner » n'a pas d'âge comme tous les chefs-d'½uvre car c'est véritablement un chef-d'½uvre de science fiction, admirablement filmé, bouleversant par son atmosphère lumineuse et obscure à la fois. Véritablement intemporel. Même techniquement le film n'a pas pris une ride et nombreux sont les films de science fiction ne lui arrivant pas à la cheville. L'atmosphère a d'ailleurs été reprise dans de nombreux films comme « Le Cinquième Elément » de Luc Besson (au niveau des décors). L'histoire nous permet de réfléchir à une question qui pourrait paraitre simple: qu'est ce qui fait de nous des hommes? Un chassé croisé des sentiments non-humains nous renvoie à nos propres incertitudes et pousse à nous interroger sur la supposée absence de sensibilité de ce qui pourrait ne pas être humain (on revient à une problématique proche de «A.I.» de Steven Spielberg). L'histoire révèle la fragilité de l'être au monde, de la vie et annonce déjà notre présent, « replicants » ou clones, la frontière est étrangement mince. Malgré la complexité des sujets soulevés, le scénario n'est pas aussi compliqué qu'il n'y paraît, mais on ne doit pas laisser en reste toutes les allusions faites par le réalisateur. Par exemple, les parallèles entre « le tout puissant créateur » père des « replicants » et la scène où Roy Batty, le plus élaboré des « replicants », s'enfonce des clous dans les mains (comme un certain J.C). Les acteurs sont tous convaincants : Harrison Ford est toujours parfait en enquêteur désabusé, Rutger Hauer y trouve un de ses meilleurs rôles et Sean Young est sublime et glaciale. Ridley Scott signe de plus une réalisation sublime et tout en finesse qui renvoie aux maîtres du genre (je pense avant tout à Kubrick). L'un des plus grands films de science fiction (avec « 2001 : l'odyssée de l'espace » et Metropolis).

# Posté le samedi 04 mars 2006 09:51

Modifié le jeudi 07 juin 2007 09:09

The Kid stays in the picture réalisé par Brett Morgen, Nanette Burstein

The Kid stays in the picture réalisé par Brett Morgen, Nanette Burstein
L'histoire :

The Kid stays in the picture retrace la fulgurante ascension, la chute puis de nouveau l'ascension de Robert Evans, le légendaire producteur hollywoodien du Parrain, de Rosemary's baby et de Love story. Adapté de l'autobiographie de Robert Evans, qui en assure lui-même le commentaire, ce documentaire retrace la vie de ce personnage hors du commun qui fut d'abord une star de cinéma avant de passer à la production.

Avis :

"Pour chaque histoire il y a trois versions: la tienne, la mienne, et la vérité. Aucune des trois n'est un mensonge." « The Kid Stays in the Picture » est un documentaire passionnant pour tout bon cinéphile voulant en savoir plus sur le cinéma américain et plus particulièrement la grande machine hollywoodienne des années 70. Biographie de Robert Evans, qui, après avoir été remarqué par miracle ou plutôt par chance et hasard, en tant qu'acteur, fut le président de la Paramount pendant plus d'une décennie et produisit des films comme « Le Parain », « Love Story » ou « Chinatown ». Mais en dehors de la vie de ce personnage racontée à la première personne par Robert Evans lui-même, le film parle aussi de cinéma et de cette époque folle et remarquable où les genres et l'art cinématographique ont constamment évolué. On traverse 35 ans de cinéma (de 70 à 95) avec cet individu qui a vécu une vie avec ses hauts et ses bas : succès, bonheur, femmes, drogues, argent, ambition démesurée, solitude, folie ... Sans être une ½uvre magistrale, ce documentaire arrive à nous séduire, grâce à des passages véritablement passionnant et non dénué d'humour (mention spéciale à la partie consacré au tournage du Parain) et ce, malgré certains passages où le narrateur se laisse emporter par la vantardise facile (sur ses nombreuses conquêtes) et la nostalgie des époques révolues. La réalisation sans être révolutionnaire, est de bonne facture malgré un manque évident d'images (recours néanmoins réussit, à l'animation de photos). Je le conseille vraiment aux cinéphiles.

# Posté le vendredi 03 mars 2006 18:51

Vanilla sky réalisé par Cameron Crowe

Vanilla sky réalisé par Cameron Crowe
L'histoire :

David Aames est un jeune et brillant éditeur new-yorkais qui a tout pour lui : l'argent, la réussite professionnelle et les femmes. Son ami Pelayo commet l'erreur de lui présenter Sofia, sa nouvelle compagne. Au premier regard, David succombe au charme de celle-ci. Tous les deux filent bientôt le parfait amour. Alors que David se dispute en voiture avec Julie, une ex folle de jalousie, la jeune femme accélère et c'est l'accident. Julie décède. Atrocement défiguré, David est transporté d'urgence à l'hôpital où les médecins ne peuvent réaliser de miracle. Sa vie bascule. Les gens ont dorénavant peur de lui et Sofia l'évite.

Avis :

« Vanilla Sky » est la copie conforme de l'excellent « Ouvre les yeux ». Alors pourquoi refaire une ½uvre qui existait déjà ? Ce remake a été fait en gros pour être présenter au public américain qui aurait été frileux en voyant l'original sous titré. Bénéficiant de l'excellent scénario d' « Ouvre les yeux », « Vanilla sky » reprend l'ensemble des points positifs de celui-ci en apposant sa petite marque de fabrique, c'est à dire une réalisation beaucoup plus classieuse, des scènes identiques mais avec une photographie particulière du plus bel effet et bien sur, un casting de stars. De mon point de vue et sans chercher à comparer avec l'original (que je conseille à tous ceux qui ont aimé "Vanilla sky"), on est devant un bon film qui arrive amplement à attirer et à garder notre attention vive, en se payant même le luxe d'un montage inspiré (le côté onirique des images est vraiment agréables). S'il faut le critiquer : de nombreuses longueurs viennent alourdir l'histoire de base (souvent des scènes non issus de la version original) et une tendance des acteurs à sur jouer des rôles qui sont normalement tout en finesse (Tom Cruise, ridicule dans certains passages).

# Posté le samedi 25 février 2006 07:53

Modifié le samedi 25 février 2006 08:07

Les experts, jusqu'au dernier souffle réalisé par Quentin Tarantino

Les experts, jusqu'au dernier souffle réalisé par Quentin Tarantino
L'histoire :

Alors qu'il inspecte seul une scène de crime, Nick est kidnappé et enterré vivant dans un cercueil de plexiglas. Une véritable course contre la montre s'engage pour toute l'équipe des Experts : ils n'ont que 12 heures pour le retrouver ! Après il sera trop tard, Nick n'aura plus assez d'oxygène pour respirer ...

Avis :

Non, ce n'est pas un poisson d'avril en avance, Tarantino a bien écrit et réalisé les deux derniers épisodes de la saison 5 des experts. Bénéficiant d'un scénario au suspense exacerbé qui va vous scotcher dans votre siège, « Les experts, jusqu'au dernier souffle » est une petite perle d'inventivité. Les scènes dans la grande tradition du réalisateur de « Pulp fiction » s'enchaînent parfaitement grâce à un montage sans fausses notes et un rythme haletant. Que dire de plus ? Tout simplement que ce sont les deux épisodes les plus exceptionnels de cette série, et que tout en conservant l'idée originale de départ, Tarantino a réussi à donner sa petite touche particulière, par exemple, au niveau de la B.O (on retrouve les thèmes musicaux habituels de la série, plus des chansons dont seul Tarantino a le secret) ou de certaines scènes vraiment originales (la scène de l'autopsie en noir et blanc est vraiment jouissive). La réalisation est, quand à elle, vraiment classieuse voir même carrément exceptionnelle (la scène entière du cercueil est un modèle du genre avec ses sublimes effets de lumières, reflets, ...). Je conseille la vision de ces épisodes autant aux fans de la série, qu'aux fans de Tarantino, et même à tous ceux qui s'intéressent aux travaux de qualité. Une ½uvre parfaite pour introduire le prochain article.

# Posté le jeudi 23 février 2006 08:52

Modifié le jeudi 23 février 2006 09:04