Le baiser du tueur (killer's kiss) réalisé par Stanley Kubrick

Le baiser du tueur (killer's kiss) réalisé par Stanley Kubrick
L'histoire :

Davy Gordon, boxeur minable, se retrouve aux prises avec un ponte de la mafia pour lui arracher des griffes la femme qu'il aime...

Avis :

Il est difficile de trouver un défaut à ce moyen métrage tant la maîtrise de Kubrick est grande et totale. Ayant parfaitement intégré les ficelles du film noir, Kubrick film une intrigue simple mais sans défaut et sans temps mort. Le noir et blanc et les contrastes qu'il permet sont particulièrement bien utilisés. Par ce film, on découvre d'ailleurs le talent photographique de Stanley Kubrick qui joue avec les ombres et la lumière à merveille. La scène finale dans l'usine de mannequins en plus du fait d'être merveilleuse esthétiquement parlant est un modèle du genre.

# Posté le lundi 19 décembre 2005 11:56

Du rififi chez les hommes réalisé par Jules Dassin

Du rififi chez les hommes réalisé par Jules Dassin
L'histoire :

Un cambriolage préparé minutieusement réussit au-delà des espérances de ses auteurs mais la guerre des gangs qui fait rage les anéantit tous.

Avis :

Film minutieux voire méticuleux, aux gestes et comportements épurés car jamais gratuits, Du Rififi chez les hommes fait penser à L'Ultime razzia par son côté machine d'action infernale que Kubrick tournera quelques mois plus tard. Outre la fameuse séquence du casse qui dure près d'une demi-heure (sans parole, ni musique, juste le froissement des vêtements, le bruit sourd des outils, le halètement des respirations marquées par l'effort, le jeu des regards et des cadres à couper au couteau pour un suspens qui ne l'est pas moins) et que reprendra par exemple Melville dans Le Cercle rouge, le réalisateur a su filmer à merveille les rues de Paris, façon Bas-fonds de frisco. Cet aspect de quasi documentaire, qui en fait cette réussite formelle, nous livre l'étude d'une société parallèle reconnaissable à ses rites, son code d'honneur et ses hommes. La réalisation et la musique collent parfaitement au récit et à ce titre, la séquence finale est un morceau de bravoure à la persistance rétinienne rare. Un film à ranger au panthéon des classiques du genre.
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# Posté le dimanche 18 décembre 2005 12:07

Orange mécanique réalisé par Stanley Kubrick

Orange mécanique réalisé par Stanley Kubrick
L'histoire :

Au XXIème siècle, ou règnent la violence et le sexe, Alex, jeune chef de bande, exerce avec sadisme une terreur aveugle. Après son emprisonnement, des psychanalystes l'emploient comme cobaye dans des expériences destinées à juguler la criminalité...

Avis :

Orange mécanique, c'est l'ultra violence, la déchéance humaine à l'état pur, le tout magnifiquement orchestré par le génialissime Kubrick. Si la violence physique ne choque plus tellement car aujourd'hui on voit bien pire, la violence psychologique n'a jamais atteint un tel paroxysme, grâce notamment à une réalisation d'une sobriété déconcertante qui fait ressortir d'autant plus la sauvagerie du propos et l'interprétation au-delà de tout qualificatif de Malcolm McDowell, dans un rôle complexe de tortionnaire/torturé. Film totalement déjanté qui dépeint aussi bien une jeunesse perdue et désabusée sans but ni vraie place et une critique acerbe de la société. Dans Orange mécanique tout va par paire: Orange...le désir de vivre (liberté)- mécanique... conditionnement d'un système crée par l'homme puissant. Oeuvre majeure du cinéma qui a biensur un petit peu vieillie mais qui reste l'un des chef d'oeuvre avant gardiste les plus réussis de ces 30 dernières années. Si vous ne l'avez toujours pas vu, qu'est ce que vous attendez ?

# Posté le samedi 17 décembre 2005 12:57

Modifié le samedi 17 décembre 2005 13:09

Les poupées du diable réalisé par Tod Browning (1930)

Les poupées du diable réalisé par Tod Browning (1930)
L'histoire :

Victime d'un complot fomenté par ses associés, le banquier Paul Lavond est injustement condamné au bagne sur l'Ile du Diable. Il réussit quelques années plus tard à s'échapper en compagnie d'un scientifique, inventeur d'une formule permettant de réduire à la taille d'une poupée les êtres humains. Germe alors l'idée pour Lavond de se venger...

Avis :

Tod Browning avait décidément du talent. Dépassant allégrement le simple cadre du film fantastique, les poupées du diable (the devil doll) mélange, avec le talent qu'on connaît à son réalisateur (injustement boudé après Freaks), science fiction et drame (je le définirais plus comme un prémisse des sf plutôt qu'un film d'horreur). Malgré son ancienneté, les effets spéciaux n'ont pas pris une ride et c'est avec bonheur que vous suivrez cette histoire de vengeance pour la reconquête d'un honneur et d'une vie perdue. La scène finale au sommet de la Tour Eiffel est tout simplement superbe cela en partie grâce à une très bonne interprétation des acteurs et à des dialogues savoureux. Une œuvre américaine étonnante à découvrir par curiosité.
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# Posté le vendredi 16 décembre 2005 20:24

Saw 2 réalisé par Darren Lynn Bousman (avant première, sortie le 28 décembre 2005)

Saw 2 réalisé par Darren Lynn Bousman (avant première, sortie le 28 décembre 2005)
L'histoire :

Chargé de l'enquête autour d'une mort sanglante, l'Inspecteur Eric Mason est persuadé que le crime est l'oeuvre du redoutable Jigsaw, un criminel machiavélique qui impose à ses victimes des choix auxquels personne ne souhaite jamais être confronté. Cette fois-ci, ce ne sont plus deux mais huit personnes qui ont été piégées par Jigsaw...




Avis :

Le premier Saw, vraie réussite du genre se devait d'avoir une suite, voilà chose faite. En avant première, voici une petite critique sur ce film qui sortira sur les écrans le 28 décembre 2005. Tout d'abord, le premier point noir se situe avant tout dans la réalisation, si le premier vous avez scotché grâce à de belles trouvailles visuelles, le second s'enferme à reprendre les codes du genre. Malheureusement, les effets clipesques (cf : les flashs ...) et les petites accélérations du premier épisode sont de retour et ont même été renforcé, pour notre plus grand désarroi. Même si on retrouve le côté glauque et angoissant du premier, on a plus de mal à rentrer complètement dans le film, peut être à cause des personnages trop caricaturaux que l'on retrouve souvent dans les films du même genre (peu d'originalité : le flic bourru, la bimbo, le noir, le bourrin, le bizarre ...). Néanmoins, on ne se désintéresse pas pour autant de l'histoire qui garde une certaine saveur grâce à quelques bonnes inventions, une explication plus poussée des mobiles du tueur et un retournement de situation finale digne du premier épisode. Sans atteindre le niveau de tension de son prédécesseur, Saw 2 réussit à nous tenir en haleine malgré l'utilisation abusive de procédés scénaristiques et de réalisation éculés.

# Posté le vendredi 16 décembre 2005 18:18

Modifié le jeudi 07 juin 2007 07:00